les fluviales de JPh. Lamotte - La batellerie bretonne




Charles Sauvetre
Charles Sauvètre
Saint Yves - Georgette - Charles et Thérèse


Charles Sauvetre

Therese Sauvetre
Thérèse Sauvètre


- Selon Alphonse Debray (fils) :

          St Yves - Cette péniche en bois qui appartenait à M. Catin qui n'était pas marinier il avait donc pris un homme du métier qui s'appelait Maurice Jean, dit "la combine". On raconte que M. Catin ayant peu de connaissances en batellerie il fournissait peu de cordage pour le bateau. Un jour de crue, en sortant de Redon vers la Vilaine l'amarre a manqué et le bateau chargé s'est défonce. Les pompiers ont passé une bâche dessous et le bateau resté à flots à pu être déchargé en trois ou quatre heures.

          Ce bateau à été modifié sans changer ses formes arrière. Pour cela, le moteur était monté en avant de la cabine. L'arbre d'hélice traversait la cabine pour sortir à l'étambot. Là il y avait un cardan et l'arbre traversait l'épaisseur du safran. L'hélice était montée au bout sur la tranche du safran. Il est ici à couple avec le "Charles et Thérèse" Après sa motorisation le bateau est devenu "péniche automotrice" alors qu'un "automoteur" est un bateau dont les formes on été conçues dès le départ pour recevoir une hélice. Sur la photo, ce sont des soldats Allemands qui sont à bord.


- Selon Juliette Rabet :

          Mon oncle Charles Sauvètre à travaillé longtemps avec ses parents, il a eut un bateau "à la part" aux forges d'Hennebont. Il a ensuite acheté "La Georgette" qui appartenaient à M et Mme Vibert. C'était un bateau en bois qui était hâlé par des chevaux et ensuite par un tracteur. Il le changera le nom du bateau pour l'appeler "Charles et Thérèse". Il naviguera sur le canal de Nantes à Brest, sur la Vilaine et sur le Canal d'Ille et Rance. Il transportait du sable de Loire, du bois et des pommes pour la distillerie de Redon.

          En 1944 les bateaux "Charles et Thérèse" et "Saint Yves" qui appartenait à M. Dahiez furent réquisitionné par l'armée Allemande et envoyés à Folleux en vilaine. Les deux bateaux furent accouplés sous une plate-forme pour servir de pont flottant pour les camions entre Folleux et Nivilliac car le pont de la Roche Bernard avait été bombardé. Voyant la défaite approcher les Allemands ont ancré les bateaux au milieu de la Vilaine. Ils ont placé de la dynamite dans la cabine des bateaux. Ils les ont fait sauter et ce fut la fin des deux bateaux. Il a ensuite reprit un bateau en location à la société Huchet ce bateau s'appelait le "Muguet" et en 1948 il a abandonné la navigation.



- Selon Michel Sauvêtre :

          Mon père à travaillé longtemps avec mon grand-père sur un bateau des forges d'Hennebont entre cette ville et Lorient.

          D'après ma tante Adrienne Grégoire, ma grand-mère est décédée à 50 ans et mon grand-père Léon Sauvêtre à 57 ans. Après le décès, mon père Charles a racheté le bateau "Georgette" qui appartenait M et Mme Vibert, les parents de Georgette Beaudouin. Après l'achat, mes parents l'on rebaptisé de leurs prénoms "Charles et Thérèse". C'était un bateau en bois qui était tiré par des chevaux et ensuite par un tracteur. Ils ont navigué sur le canal et la Vilaine à transporter du sable de Loire, du bois, des pommes, etc...

          Cela à duré jusqu'au jour où en 1944, le bateau à été réquisitionné par l'armée Allemande et envoyé dans la Vilaine à Folleux. Là, il a été accouplé avec le "St Yves". Les ponts de La Roche-Bernard ayant été bombardés, le but était d'en faire une plate-forme pour transporter des camions de l'armée et assurer la traversée de ceux-ci entre Folleux et l'autre berge de la Vilaine.



          Voyant la défaite arriver, les Allemands ont placés des explosifs dans la cabine et ont fait sauter les deux bateaux.

          Après la fin de la guerre, mon père avait repris en location le "Muget", à la société Huchet de Rennes. Ensuite, en 1948, il a abandonné la navigation pour travailler à l'ancienne distillerie de Redon sur le bassin. Ne reprenant pas de péniche au moment de la reconstruction. Mes parents duret se rendre à St Nazaire, là où mon père avait trouvé du travail aux chantiers de l'Atlantique. Il y a travaillé jusqu'à son décès en 1967 à l'âge de 58 ans. Ma mère est décédée en 1987 à l'âge de 78 ans.

          Quant à moi, je suis rentré ` l'école de la marine nationale en septembre1954 comme apprenti mécanicien. Ensuite, je suis allé à l'école de St Mandrier jusqu'en 1956 puis j'ai embarqué sur le "Champenois" au le 30 juin 1958 je ferai, ma carrière sur plusieurs navire.



Bateau St Yves
Les soldats allemands sont en train accoupler les bateaux pour servir de flotteurs à un pont flottant.

Bateau St Yves
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Bateau St Yves
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Michel Sauv&eacirc;tre
Michel Sauvêtre

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Michel Sauvêtre